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Le cannabis- la perte de QI


Depuis lundi 26 août, une nouvelle tare est venue s’ajouter à cette longue liste de troubles psychiques : la perte de QI (quotient intellectuel). Selon une étude néo-zélandaise publiée par la revue scientifique américaine Proceedings of the National Academy of Sciences of the USA, la consommation régulière de cannabis dès l’adolescence pourrait avoir un impact sur les performances du cerveau à l’âge adulte. En clair, selon les résultats de cette étude, un homme de 38 ans ayant régulièrement consommé de la marijuana pendant la puberté perdrait plusieurs points de QI – jusqu’à huit - en comparaison avec un adulte non-fumeur du même âge, de taille et de poids similaires.
Selon une étude néo-zélandaise parue lundi, la consommation régulière de cannabis dès l’adolescence aurait un impact néfaste sur le QI à l’âge adulte. Une conclusion à prendre avec précaution, selon Alain Rigaud, addictologue.

Fumer du chanvre indien n’est pas conseillé. L’avertissement n’a rien d’inédit, le milieu scientifique n’ayant jamais cessé de lister les conséquences néfastes engendrées par l’ivresse cannabique : diminution des capacités de mémorisation et d’apprentissage, hallucinations, anxiété, fatigue physique, difficultés de concentration voire même humeur dépressive...
Un constat tout aussi applicable à l’alcool, tient à préciser Alain Rigaud qui refuse de diaboliser le cannabis seul. "Toutes les conclusions de cette étude peuvent être appliquées à la consommation excessive d’alcool". Le débit de boisson dès l’âge de 13 ans – à raison de plus d’un verre par jour – pendant 30 ans "conduira de la même façon à perturber considérablement le cerveau, à provoquer des troubles cognitifs graves et à abaisser le quotient intellectuel." Voire pire. Car contrairement à l’enquête qui affirme que les personnes commençant à fumer du cannabis à l’âge adulte ne souffrent d’aucun écart intellectuel, la consommation excessive d'alcool même à partir de 40 ans "expose à de sévères dommages physiques et intellectuels en vieillissant."
Reste à savoir si le déclin intellectuel est un dommage irréversible - une question sur laquelle les chercheurs insistent tout particulièrement. "Il est fort probable que la récupération des facultés intellectuelles perdues ne soit que partielle", explique Alain Rigaud. L’arrêt de la consommation ne permet pas de restaurer complètement les "fonctions neuropsychologiques de ceux qui ont commencé [à fumer] à l’adolescence", peut-on également lire dans l’enquête.

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